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Hippolyte Bernheim : De la suggestion

vendredi 8 août 2008, par psyfph2

RTF - 1 Mo
H. Bernheim. De la suggestion.

J’ai découvert les travaux de Bernheim à qui l’on doit le terme de « psychothérapie » en partant de mon intérêt pour le traumatisme psychique puis pour l’approche cathartique (Freud, Janet, Bourru et Burot) et enfin l’hypnose… Il m’a paru nécessaire de ressaisir le contenu de cet ouvrage tombé dans le domaine public afin d’en faciliter l’accès et de le partager avec tous.

Ce livre de Bernheim était déjà consultable sur Gallica : De la suggestion aux formats TIFF ou PDF mais moins maniables car les pages sont des images.

Le texte une fois saisi, apporte un confort de lecture supplémentaire, la possibilité de mettre en forme le texte avant impression, de rechercher automatiquement des mots dans le texte, le tout dans un fichier beaucoup moins lourd à télécharger (.rtf).

Ce que je retiens de l’ouvrage :

Bernheim soutient que l’hypnose et la suggestion ne sont pas fondamentalement différentes. Par ailleurs, les effets de la suggestion peuvent opérer à l’état de veille, l’état somnambulique n’est pas nécessaire :

« le sommeil provoqué par suggestion ne diffère pas en réalité du sommeil naturel ; que les mêmes phénomènes dits hypnotiques peuvent être provoqués dans celui-ci. Cela veut dire en réalité : il n’y a pas d’hypnotisme, il n’y a que de la suggestion ; c’est-à-dire, il n’y a pas un état spécial, artificiel, anormal ou hystérique qu’on peut qualifier d’hypnose ; il n’y a que des phénomènes de suggestion exaltée qu’on peut produire dans le sommeil, naturel ou provoqué. ». H. Bernheim, « De la suggestion ».

« Les phénomènes dits hypnotiques ne sont donc en réalité que des phénomènes de suggestibilité ». H. Bernheim, Hypnotisme, suggestion, psychothérapie, p. 98, deuxième édition 1903, Fayard, 1995.

Bernheim explique le pouvoir de la suggestion par « l’idéodynamisme », phénomène par lequel toute idée tend à devenir acte. Cette force du langage tient à la « crédivité » que chacun d’entre nous attribue aux mots. La créditivité n’est pas la crédulité.

Bernheim critique enfin l’école de la Salpêtrière dont le chef de file, Charcot, conçoit l’hypnose comme un état propre à la névrose hystérique. L’hypnose comportait trois états pour Charcot, Bernheim soutient que ces états sont parfaitement artificiels et les qualifie « d’ hypnose de culture ».

Bonne lecture.

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